Aller au contenu
Hydratation Joueur Boire et manger avant, pendant et après le match, sources à l'appui

Récupérer après un match : manger et boire dans la bonne séquence

Par Publié le 19 octobre 2026 Mis à jour le 19 octobre 2026 4 min de lecture

Banane, gourde et serviette posées sur un sac de sport après l'effort.
Collation d'après match. Après l'effort, on compense les pertes en buvant davantage que le volume perdu, en plusieurs prises, et on recharge les réserves avec un repas riche en glucides. Plus l'effort a été long, plus la récupération nutritionnelle compte, surtout si un autre match approche.

Sous le titre « Récupérer après un match : manger et boire dans la bonne séquence », cet article pose les repères dans un ordre de lecture simple. Planifier boisson et repas de récupération pour reconstituer ses réserves. Les sections, dans l’ordre : le principe, contrôler le résultat et les pièges à éviter. À qui s’adresse cet article : joueurs amateurs et confirmés de sports collectifs ou de raquette, ainsi que leurs parents, entraîneurs et éducateurs.

Le principe

Un principe à connaître : pour l'UEFA, les glucides sont le principal carburant de la performance en football, et les conseils couvrent la préparation avant match, l'apport pendant le match et la récupération.

Contrôler le résultat

Les points à peser avant de décider :

  • Les enfants, les personnes de plus de 50 ans (soif moins marquée) et celles qui prennent des diurétiques font partie des personnes les plus exposées à la déshydratation.
  • Pour récupérer, il faut boire l'équivalent de 1,5 à 2 fois le poids perdu pendant l'effort : une perte de 500 g demande par exemple 750 ml de liquide.
  • Une perte de 0,5 % du poids corporel par déshydratation n'a pas d'effet apparent, alors qu'à 2 % la capacité aérobie baisse d'environ 20 % et les performances mentales se dégradent.
  • Selon l'INSEP, une déshydratation de 2 % allonge le temps de réaction de 10,7 % et réduit de 10,6 % les bonnes réponses ; à 4 %, ces chiffres passent à +21,4 % et −22,4 %, avec une contrainte cardiovasculaire nette.

Les pièges à éviter

Chacun de ces points se lit indépendamment des autres.

  • Selon l'AFLD, un complément alimentaire peut contenir une substance interdite par contamination accidentelle lors de la fabrication ou par pratique intentionnelle de fabricants peu scrupuleux ; même un produit « naturel » ou « à base de plantes » est concerné.
  • L'UEFA met en garde contre l'« extrême prudence » nécessaire avec les compléments en raison du risque de violation des règles antidopage.

Combien boire après l'effort ?

Côté réglementation : médecins et pharmaciens ont une responsabilité légale pour vérifier la compatibilité d'un médicament avec la pratique sportive en cas de dopage lié à une prescription.

En chiffres : pendant l'effort, l'INSEP conseille de boire régulièrement, toutes les 15 à 30 minutes, en individualisant le volume (théoriquement 0,5 à 1 L par heure) grâce à une mesure de sa propre perte sudorale.

Repère chiffré — le consensus d'experts UEFA (2021) couvre neuf thèmes : alimentation du jour de match et d'entraînement, composition corporelle, voyages, culture alimentaire, compléments, réhabilitation, arbitres et jeunes joueurs de haut niveau.

Pourquoi les glucides comptent-ils ?

Côté réglementation : la liste des substances et méthodes interdites de l'AMA est mise à jour chaque année en janvier ; en 2024, le tramadol y est devenu interdit en compétition.

Élément de choix : les signes de déshydratation sont une baisse du volume des urines qui deviennent foncées, une langue sèche, de la fièvre, des changements de comportement et une accélération de la fréquence cardiaque au repos. À noter pour la comparaison.

En chiffres : l'Anses recommande de boire environ 1,5 litre d'eau par jour, quantité qui varie selon l'activité et la température extérieure, et de boire dès les premiers signes de soif.

Volume à boire après l'effort

Fourchette de réhydratation selon la perte de poids.

Avec les valeurs ci-dessous en exemple :

ParamètreValeur
Perte de poids pendant l'effort500 g
Volume minimal conseillé750 ml
Volume maximal conseillé1 000 ml

Ajustez les valeurs : le résultat se recalcule immédiatement.

Volume minimal conseillé : — ml

Volume maximal conseillé : — ml

Recommandation INSEP : 1,5 à 2 fois le volume perdu. On admet 1 g équivalent à 1 ml. À répartir en plusieurs prises, non en une seule.

En définitive

Nous avons vu, dans l’ordre : le principe, contrôler le résultat et les pièges à éviter. Reprenez les points ci-dessus dans l’ordre qui correspond à votre situation.

Articles liés

Sources citées


Ce site informe et ne remplace pas l'avis d'un médecin, d'un médecin du sport ou d'un diététicien. Les besoins varient selon l'âge, l'état de santé, les traitements et les conditions de pratique.

Un sportif soumis aux contrôles antidopage est responsable de tout ce qu'il consomme : vérifiez compléments et médicaments auprès d'un professionnel de santé avant toute prise.